Gotenburgo 2003 Franca: Malsamoj inter versioj

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constate,
 
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- que les langues jouent un rôle fondamental dans les sociétés humaines, non seulement en tant qu’outils de communication, mais encore comme moyen d’exprimer son identité ;
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- que les langues jouent un rôle fondamental dans les sociétés humaines, non seulement en tant qu’outils de communication, mais encore comme moyen d’exprimer son identité ;
- que la diversité des langues représente une des plus grandes richesses de la culture humaine et qu’elle doit être préservée dans le contexte d’une politique linguistique démocratique, et qu’une telle politique doit également fournir les moyens linguistiques nécessaires à la communication non seulement à l’intérieur des sociétés, mais également entre les sociétés ;
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- que les droits linguistiques – à savoir ces droits qui ont trait à la satisfaction des besoins de communication et à l’expression d’une identité donnée dans des situations mettant en jeu plusieurs langues - constituent un élément essentiel et trop souvent négligé des droits fondamentaŭ de l’homme ;
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- que la diversité des langues représente une des plus grandes richesses de la culture humaine et qu’elle doit être préservée dans le contexte d’une politique linguistique démocratique, et qu’une telle politique doit également fournir les moyens linguistiques nécessaires à la communication non seulement à l’intérieur des sociétés, mais également entre les sociétés ;
- que la mise en œuvre des droits linguistiques est une affaire non seulement juridique, mais aussi morale, à laquelle il est de la responsabilité de chacun de participer;
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- que ces droits s’appliquent, ou devraient s’appliquer, à tous les niveaŭ de la société humaine, depuis les droits des individus à travers la protection des minorités linguistiques jusqu’à l’égalité des langues dans les relations entre états ;
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- que les droits linguistiques – à savoir ces droits qui ont trait à la satisfaction des besoins de communication et à l’expression d’une identité donnée dans des situations mettant en jeu plusieurs langues - constituent un élément essentiel et trop souvent négligé des droits fondamentaŭ de l’homme ;
- que les principes de l’égalité des droits et de la communication démocratique exigent le maintien de la diversité linguistique dans les communautés multilingues, dans le cadre d’une politique linguistique équitable et claire, car cela rend possible une participation maximale de tous les citoyens à la vie de la société ;
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- qu’il n’est possible de maintenir cette diversité linguistique, notamment dans les relations entre les états, que par une politique volontaire des langues visant à la mise en œuvre d’un multilinguisme neutre dans lequel aucune langue ne détiendra un rôle dominant ;
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- que la mise en œuvre des droits linguistiques est une affaire non seulement juridique, mais aussi morale, à laquelle il est de la responsabilité de chacun de participer;
- que l’absence d’une politique des langues claire et précise ouvre la voie à une domination et à une hégémonie linguistiques ;
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- que ces droits s’appliquent, ou devraient s’appliquer, à tous les niveaŭ de la société humaine, depuis les droits des individus à travers la protection des minorités linguistiques jusqu’à l’égalité des langues dans les relations entre états ;
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- que les principes de l’égalité des droits et de la communication démocratique exigent le maintien de la diversité linguistique dans les communautés multilingues, dans le cadre d’une politique linguistique équitable et claire, car cela rend possible une participation maximale de tous les citoyens à la vie de la société ;
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- qu’il n’est possible de maintenir cette diversité linguistique, notamment dans les relations entre les états, que par une politique volontaire des langues visant à la mise en œuvre d’un multilinguisme neutre dans lequel aucune langue ne détiendra un rôle dominant ;
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- que l’absence d’une politique des langues claire et précise ouvre la voie à une domination et à une hégémonie linguistiques ;
  
 
attire l’attention sur les expériences acquises sur de nombreuses années par la communauté espérantophone comme modèle de communication basée sur l’égalité des droits dans une société multilingue, et sur la disponibilité de cette langue à jouer un rôle beaucoup plus actif comme langue-pont entre les états et dans les systèmes multilingues de communication,
 
attire l’attention sur les expériences acquises sur de nombreuses années par la communauté espérantophone comme modèle de communication basée sur l’égalité des droits dans une société multilingue, et sur la disponibilité de cette langue à jouer un rôle beaucoup plus actif comme langue-pont entre les états et dans les systèmes multilingues de communication,

Nuna versio ekde 10:17, 27 Jun. 2010

Résolution

Le 88ème Congrès Mondial d’Espéranto, réuni à Göteborg (Suède) du 26 juillet au 2 août, en présence de 1800 participants de 62 pays, ayant débattu sur le thème « Les droits et les responsabilités liés aŭ langues »,

attire l’attention sur plusieurs initiatives et déclarations faites par l’Association Mondiale pour l’Espéranto au cours des dernières années concernant le maintien d’un pluralisme linguistique à l’intérieur des états comme dans les relations entre les états, et concernant aussi le rôle que peut jouer la langue internationale espéranto comme pont efficace et neutre entre les différentes langues ;

note dans ce cadre, par exemple, le « Manifeste de Prague »(1996) sur la démocratie linguistique, et les résolutions des Congrès Mondiaŭ d’Espéranto de Zagreb, Croatie (2001), et de Fortaleza, Brésil (2002) ;

constate,

- que les langues jouent un rôle fondamental dans les sociétés humaines, non seulement en tant qu’outils de communication, mais encore comme moyen d’exprimer son identité ;

- que la diversité des langues représente une des plus grandes richesses de la culture humaine et qu’elle doit être préservée dans le contexte d’une politique linguistique démocratique, et qu’une telle politique doit également fournir les moyens linguistiques nécessaires à la communication non seulement à l’intérieur des sociétés, mais également entre les sociétés ;

- que les droits linguistiques – à savoir ces droits qui ont trait à la satisfaction des besoins de communication et à l’expression d’une identité donnée dans des situations mettant en jeu plusieurs langues - constituent un élément essentiel et trop souvent négligé des droits fondamentaŭ de l’homme ;

- que la mise en œuvre des droits linguistiques est une affaire non seulement juridique, mais aussi morale, à laquelle il est de la responsabilité de chacun de participer;

- que ces droits s’appliquent, ou devraient s’appliquer, à tous les niveaŭ de la société humaine, depuis les droits des individus à travers la protection des minorités linguistiques jusqu’à l’égalité des langues dans les relations entre états ;

- que les principes de l’égalité des droits et de la communication démocratique exigent le maintien de la diversité linguistique dans les communautés multilingues, dans le cadre d’une politique linguistique équitable et claire, car cela rend possible une participation maximale de tous les citoyens à la vie de la société ;

- qu’il n’est possible de maintenir cette diversité linguistique, notamment dans les relations entre les états, que par une politique volontaire des langues visant à la mise en œuvre d’un multilinguisme neutre dans lequel aucune langue ne détiendra un rôle dominant ;

- que l’absence d’une politique des langues claire et précise ouvre la voie à une domination et à une hégémonie linguistiques ;

attire l’attention sur les expériences acquises sur de nombreuses années par la communauté espérantophone comme modèle de communication basée sur l’égalité des droits dans une société multilingue, et sur la disponibilité de cette langue à jouer un rôle beaucoup plus actif comme langue-pont entre les états et dans les systèmes multilingues de communication,

demande aŭ différentes organisations espérantistes, aŭ niveau international, national ou local, de collaborer dans un effort systématique visant à mettre en évidence les qualités de la langue internationale espéranto, et de préserver et de faire évoluer la langue de façon à lui faire jouer au mieŭ son rôle de langue-pont dans toute situation multilingue,

et fait appel à toutes organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, aŭ gouvernements et autres instances, aŭ experts et organisations scientifiques, et à tous les citoyens qui désirent préserver et renforcer une égalité linguistique à tous niveaŭ, pour qu’ils étudient plus à fond les possibilités et les acquis de la langue internationale espéranto dans les relations entre les langues et les peuples partout dans le monde et mettent en œuvre les moyens linguistiques qu’elle offre.