
YAMASAKI Seiko
Au Japon le mouvement « d’Europe en Asie » s’est produit en deux occasions. La première à la fin du XIXe siècle, et la deuxième après la fin de la seconde guerre mondiale.
La première fut une réaction à l’injonction « d’Asie en Europe » de Fukuzawa Yukichi, le « Voltaire de l’Asie », et la deuxième fut le fait du peuple sur la vague du retour du patriotisme après la repentance. La deuxième est acceptée de la plupart des Japonais, ce qui symbolise la capacité de réaction de ce pays.
Ma position n’est pas celle-là.
L’Orient et l’Occident sont des concepts non pas géographiques, mais historiques.
Il existe un courant de pensée qui considère l’histoire comme un processus du développement de la liberté. Je l’accepte et considère l’Occident comme la patrie de la liberté, tandis que l’Asie symbolise l’assujettissement: pour citer la Philosophie de l’histoire de Hegel, en Asie l’esprit de l’homme était encore plongé dans la nature, et l’individu, ne s’étant pas approprié le droit à la liberté en tant que personnalité subjective, dépend des accidents de la nature. Ce principe asiatique était la base de l’impérialisme japonais et est encore aujourd’hui celle du régime réactionnaire. Le thème de ce Congrès Universel a une signification non passée mais bien présente dans ce pays qui accueille le Congrès.